Entre la mer et le ciel

18 février 2011

BUG...

Pour une raison que j'ignore, les commentaires postés n'arrivent pas dans ma boîte mel... Je ne peux donc pas y répondre, alors que j'avais justement du temps pour le faire. Grrrrr

Merci à vous pour votre compréhension.

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17 février 2011

histoire vraie de la vraie vie

L'actualité me fait revenir vers vous, que j'ai un peu délaissés ce derniers mois...

L'Etat condamné dans une affaire de violences à l'école primaire

L'Etat a été condamné à indemniser un enfant victime de violences dans une école primaire de l'Hérault, dont les parents reprochaient à des enseignants leur inaction, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat, confirmant des informations de presse.

Photographe : Mychele Daniau :: Une école primaire photo : Mychele Daniau, AFP

Le jugement rendu le 9 février par le tribunal de grande instance de Montpellier, dont l'AFP a eu copie, a retenu à l'encontre de la directrice de l'établissement, situé à Beaulieu, "un défaut de surveillance et de précaution de nature à engager sa responsabilité". Celle d'un instituteur a été écartée.

Le préfet de l'Hérault était assigné en sa qualité de représentant de l'Etat employeur de ces fonctionnaires de l'Education nationale. L'Etat a été condamné à verser 3.000 euros de dommages-intérêts pour le préjudice physique et psychologique de la victime, et 800 euros au titre des frais de justice.

Les faits remontent à l'année scolaire 2007-2008. Le garçon, en classe de CM1, se plaignait de violences récurrentes de la part de certains de ses camarades, notamment dans le cadre d'un jeu consistant à former une barrière humaine entre deux arbres et à la traverser en force sans se faire attraper ou plaquer au sol.

    "C'est un +jeu+ de virilité au sens violent du terme, car celui qui ne passe pas est mis au ban, on lui tape dessus car ce n'est pas un homme", a souligné Me Christophe Grau du barreau de Perpignan, l'un avocats de la famille.

Le garçon, très perturbé et dont les résultats scolaires avaient baissé, décrit comme "faible" par ses camarades, avait finalement changé d'école.

Ses parents ont dans un premier temps porté plainte à la gendarmerie mais la procédure n'a pas abouti sur le plan pénal, le parquet classant sans suite la plainte. Les parents ont ensuite assigné l'Etat au civil.

L'Etat dispose d'un mois pour interjeter un éventuel appel, ce qu'il n'avait pas encore fait mercredi selon la préfecture.

Par principe, et par habitude, je ne suis pas pour surprotéger les enfants, intervenir à tout bout de champ dans leurs histoires. Mais quand un enfant est clairement victime, il est normal qu'il rencontre des adultes prêts à le protéger. Sinon, comment se construire ? Je suis toujours sidérée quand je passe devant des écoles primaires de constater qu'aucun enseignant ne joue avec les enfants, qu'en général, ils sont 2 ou 3 pour faire de la surveillance, mais que pas un ne circule dans la cours. Il n'est pas nécessaire de prendre l'air du sur-gé, mais plutôt un regard bienvaillant pour les enfants qui lui sont confiés...

Quand j'étais répétitrice en hors-contrat, j'avais instauré quelques règles pour les récréations : Le matin, jeux libres mais un côté de la cour pour les filles, et un pour les garçons. Cela a évité beaucoup de chamailleries... et cette liberté était appréciée des enfants qui pouvaient créer leur univers propre. Pour l'après-midi, qui est la récréation à plus haut risque en violence et exitation, les enfants étaient forcément encadrés, par moi, ou une stagiaire ou un parent bénévole pour participer au moins le premier quart d'heure de récréation à un grand jeu (ballon, circuit sportif, béret, etc). L'ambiance qui en ressortait était hyper positive. Vous dont les enfants sont scolarisés dans le "système", je vous laisse libres de proposer cela en conseil d'école...

Pour le reste, il faudra que je revienne sur l'avancée des programmes de chacun des enfants, sur les changements dans notre vie familiale, sur les activités et cahiers à recommander de 3 à 5 ans pour préparer les enfants aux apprentissages... J'espère que j'aurai le temps de poster sur tout cela avant la naissance de notre 6° petit, prévue (accord avec naissance, n'y voyez pas de labsus sur l'identité de cet enfant que nous-même ignorons encore) pour le début de l'été ;D)

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28 octobre 2010

Devoirs de vacances

7 semaines de travail effectuées derrière nous, et nous mesurons déjà les progrès, les notions nouvelles maîtrisées, la joie de recevoir des bons points (grands absents de l'année dernière... no comment), des bonnes notes (idem que pour les bons points).

Plus précisément, en commençant par les plus jeunes :

En Mat1, il a fallu affiner son geste et travailler le "trait". La petite Colombe s'est appliquée avec plaisir, fière de remplir des fiches de travail. Les notions dans et sur ont été vues à l'aide des dessins et d'expériences grandeur nature.
En Mat2, Marion a appris à lire et écrire le 1 et le 2, ainsi que le "o", elle ne manque jamais de les repérer dans les affichages, livres et autres écrits de son environnement. En graphisme elle a eu un travail sur le cercle ; elle a aussi eu des exercices de vocabulaire autour des arbres et de leurs fruits.

Pour le primaire :

En 12°, nous avançons en lecture, et en écriture conjointement, et déjà depuis 4 semaines une petite histoire suivie est lue chaque jour. En calcul additions et soustractions sont réalisées avec aisance, soutenues par le boulier. Par ailleurs, de nombreuses leçons de choses, de vacabulaire sont l'occasion d'expression, de dessin (la rue, la ville, la maison, le coprs, le visage).
En 10°, les révisions de l'année précédentes prennent fin. Toute la conjugaison du verbe avoir a été vue (tous les temps, tous les modes !). Pour les autres verbes, nous avons appris à les classer par groupe et n'avons encore repéré que les terminaisons du présent de l'indicatif et la formation du passé composé. Mais avec le verbe avoir, les terminaisons de l'imparfait et du futur viennent d'elles-mêmes dans les dictées, tout comme le plus-que-parfait et le futur antérieur ou le passé antérieur. En gros, il ne reste véritablement à apprendre que le passé simple. En grammaire, nous avons revu les accord en genre et en nombre du nom et de l'adjectif qualificatif. Les 4 dictées hebdomadaires se font naturellement, sans grandes difficultés et montrent bien les efforts d'Etienne.
Du côté du calcul, les unités de mètre, contenance et masse ont été travaillées ; unités et dizaine, double et demi. Des problèmes associant ces notions et les 4 opérations ont demandé un peu plus de concentration, mais les progrès sont là.
Les cours d'histoire (Le baptême de Clovis, ses circonstances et conséquences, la dynastie Mérovingienne, Dagobert, les rois fainéants), géographie (le climat, les saisons) et sciences (la vigne et le raisin, la pomme, la noix) sont l'occasion de bien s'enrichir, comprendre notre environnement et mieux s'exprimer à l'oral. Le cours Hattemer n'interroge pas les enfants à l'écrit en 10°, pour la plus grande joie de notre garçons, un peu réfractaire au travail écrit.

Et nous voilà en vacances pour 2 vraies semaines ! Etant seule avec les enfants pour la première, je me suis offert le luxe de les faire garder les après-midi !!! 4 heures toute seule tous les jours pendant 5 jours !!! Je m'étais préparé un programme de CD à écouter, finalement je goûte le silence... Et j'en profite pour me faire plaisir en piquant enfin cette petite cape qui m'a fait de l'oeil bien avant d'avoir des enfants, dont j'avais le patron depuis... des lustres, et le tissus depuis un an et demi. Ne me manquait plus que le temps et le calme nécessaire aux travaux de couture.

Bonne semaine en famille, et bonne préparation de la fête de la Toussaint.

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13 octobre 2010

Vaincre l'échec à l'école primaire : un espoir déçu

Article copié sur ce site

En élaborant 13 propositions pour vaincre l'échec scolaire à l'école primaire, l'Institut Montaigne donna le sentiment que les entreprises françaises avaient enfin compris l'importance d'investir dans l'école primaire, là où les enfants apprennent si mal à lire et à compter actuellement. Tout au moins, nous l'espérions, avant que ne se tienne la conférence du 14 septembre 2010, organisée par l'Institut Montaigne à Paris.

Nous avions accueilli le rapport de l'Institut Montaigne « Vaincre l'échec à l'école primaire » avec un certain intérêt pour le constat posé, tout en faisant part de quelques critiques sur les propositions. Le débat organisé par l'Institut Montaigne le 14 septembre en présence du Ministre de l'Éducation Nationale devait, nous semblait-il, permettre de discuter ces propositions.

Le sujet du débat était important et l'on pouvait en espérer des conclusions sérieuses et solides. Mais nous en sommes ressortis profondément déprimés. Non pas en raison du constat de faillite du système éducatif français maintenant bien connu, mais de l'étonnante passivité de ceux qui sont censés y remédier et des orientations évoquées qui annoncent des lendemains pires que tout ce que l'on peut imaginer.

En début de conférence, l'Institut Montaigne donnait le ton en rappelant que 40% des élèves français avaient des difficultés à lire à l'entrée en sixième. Dans l'intervention de Luc Chatel, par un effet de baguette magique, ils n'étaient plus que 20 %. Mais, peu importe, car la réforme du lycée, le livret de compétence au collège et les fables de la Fontaine offertes aux élèves de CM1 pendant l'été devraient permettre de résoudre ce problème d'illettrisme, selon le Ministre. Difficile de faire le lien entre ces mesures et la gravité de la situation, mais on ne pourra pas dire que l'Education Nationale n'innove pas et c'est sans doute l'essentiel pour un Ministre qui s'efforce d'entretenir l'illusion. Il y a bien un plan de lutte contre l'illettrisme rappelé en passant mais qui, comme nous l'avons déjà signalé, passe à côté des vrais problèmes.

Jacques Attali rappela que la faillite du système commençait à la maternelle et qu'il était étonnant qu'on ne s'en occupe pas davantage. Il avait raison de s'en étonner puisqu'aucun des autres intervenants n'en parla. Pour l'un, il fallait mettre plus d'ordinateurs dans les classes, pour l'autre prendre le temps de lancer des expérimentations avant de s'attaquer au problème, et pour le dernier, se lamenter de ce nombre d'irréductibles qui n'arrivent pas à apprendre à lire. Le Ministre se retrancha derrière son plan illettrisme, nième d'une longue série de plans, qui n'aura probablement aucun effet notable.

En réalité, la question de l'illettrisme massif ne fit l'objet d'aucune des interventions. Seul Christian Forestier revint sur le sujet à la toute fin en y voyant un scandale, tout en précisant que malheureusement il y avait eu de tout temps 20% d'élèves qui n'arrivaient pas à lire. Nous n'étions pas à une contre-vérité de plus : c'est une spécialité dans les hautes sphères de l'Education Nationale, un moyen simple et habile de reporter la responsabilité sur les élèves, afin d'éviter toute remise en cause du système.

Gardons le meilleur pour la fin : François Taddei, chercheur atypique en biologie des systèmes, nous a gratifié de son credo en un avenir technologique qui nous tend les bras et auquel on a tort de ne pas succomber. Il s'étonne que l'on ait encore des programmes et que l'on ne fasse pas confiance à des enseignants capables de savoir ce qu'il convient d'enseigner à un élève sans qu'on ait à le leur dire. Invoquant la réussite extraordinaire du système québecois – que certains analystes outre atlantique n'hésitent pas à décrire comme l'archétype du pédagogisme poussé à l'excès, avec la médiocrité ambiante qui en résulte – François Taddei s'étonne que la France hésite à suivre ce « brillant » modèle. Ne lui retirons pas le mérite de nous avoir indiqué quel était le terme d'une évolution qui est en marche en Europe et qui fabriquera des contingents d'ignorants, individus à la tête vide trouvant leur inspiration dans les arcanes du web, sans le moindre discernement. Le fait qu'un individu, polytechnicien, héritier d'une culture transmise, puisse s'enthousiasmer pour une école du vide baignant dans une société technologique est particulièrement préoccupant, et sans doute un peu cynique (*). De cette intervention, nous ne retiendrons rien, que l'inquiétude de voir de telles prophéties se réaliser.

A la fin du débat, qui n'en était pas un, chacun exprimant un point de vue différent, voire opposé, tout en se congratulant l'un l'autre, une question nous tarabuste : l'Institut Montaigne est-il satisfait de cette prestation ? Si la réponse est non, il nous reste à espérer dans la naïveté de cet Institut qui, pour trouver des solutions à l'échec croissant des élèves, s'est tourné sans savoir vers ceux qui, pour la plupart, sont responsables de la situation actuelle. Donnons-lui une deuxième chance en l'invitant à organiser un nouveau débat avec des personnes capables de nous sortir du marasme actuel.

De ce débat ressort malgré tout la sensation que l'inquiétude suscitée par l'échec scolaire croissant est davantage motivée par la souffrance qu'il engendre, tant chez les enseignants que chez les élèves, que par la volonté d'élever le niveau de tous les élèves. A l'instar du livre récent « on achève bien les élèves », attendons-nous à voir se développer les antidotes à l'échec dont certains sont proposés dans cet ouvrage : ne plus noter les élèves, les faire participer à de multiples projets pour les mettre en valeur, supprimer les programmes, les redoublements et les examens, et ces honteuses classes préparatoires, décerner des compétences aux élèves comme on donne des bons points, etc. Que ces élèves soient capables de raisonner seuls, d'écrire des phrases qui ont du sens ou de respecter la grammaire n'intéresse plus grand monde, l'important étant que l'élève soit heureux dans son lieu de vie scolaire et qu'aucune exigence ne vienne frustrer son bon plaisir.

C'est cela l'avenir si nous ne résistons pas aujourd'hui. Et l'Institut Montaigne risque d'en être le promoteur, consciemment ou inconsciemment, s'il ne cherche pas son inspiration ailleurs que dans les cercles « autorisés ».

(*) Dans un article, commentant un rapport qu'il a rédigé à la demande de l'OCDE, sur la réforme qui lui paraît indispensable, François Taddei déclarait : « l’école doit apprendre non pas des savoirs, mais à rechercher de l’information en utilisant les nouvelles technologies, à la critiquer, à la synthétiser et à produire de l’information en réseau. »

tm_2010

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09 octobre 2010

A gauche comme à droite, on en parle !!!

Dans l'Homme Nouveau, Jean-Michel Beaussant revient sur 2 ouvrages récents :

M "Après Michel Fize, sociologue, ancien conseiller auprès du ministre de la Jeunesse et des sports, chercheur au CNRS, avec Les Pièges de la mixité scolaire, c’est à Jean-Louis Auduc notamment, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, de mettre en garde contre la cohabitation juvénile avec Sauvons les garçons ! [...]. Nos deux spécialistes de l’éducation ne sont pas particulièrement des disciples de Pie XI et de son encyclique Divini illius magistri (1929). Mais par voie d’enquête et investigation scientifiques, ils en arrivent cependant à la même conclusion de prudence élémentaire.

Déjà périlleuse en elle-même à un âge délicat, la mixité le devient doublement et même triplement, quand elle se vit sous la conjonction de deux autres tabous de l’école républicaine : le laïcisme avec son nivellement égalitaire et le soi-disant antiracisme avec les effets de l’immigration massive et de ses moeurs venues d’ailleurs. Si nos auteurs n’osent s’en prendre encore à ce dernier tabou, ils s’attaquent largement au mythe égalitaire bousculé aujourd’hui par le poids de l’islamisme. La mixité pose, en effet, deux grandes questions : celle de la qualité des relations entre les sexes qu’elle réalise effectivement, concrètement ; et celle de l’efficacité des performances scolaires qu’elle permet d’atteindre pour chaque sexe : «Vient-elle à bonifier l’une et à augmenter l’autre et l’on peut dire qu’à coup sûr elle est bienfaisante. Si elle n’atteint pas ces objectifs, comment encore la défendre ?» (Michel Fize). [...] Loin d’amener à leur connaissance et à leur respect mutuels, la fréquentation des sexes s’est surtout traduite par du sexisme, des incivilités, de l’indiscipline et même maintenant des violences sexuelles. Loin d’une saine émulation permettant aux garçons et aux filles de se dépasser, la coéducation n’a fait qu’altérer les rapports et les possibilités des uns et des autres. À tel point que de plus en plus de parents et de professeurs s’interrogent sur le bien-fondé de cette mixité scolaire considérée un peu vite comme un acquis définitif et intouchable de l’école républicaine, un dogme de la laïcité.

[...] La mixité n’est pas toujours forcément un échec, mais elle exige forcément beaucoup plus de surveillance, de sollicitude, d’attention, de discipline et surtout d’amour vrai des enfants, de la part d’enseignants qui soient aussi des éducateurs ayant le sens de cette altérité naturelle, outre celui du bien et du mal, du péché originel. Tout ce que l’Éducation nationale est bien sûr incapable de fournir aujourd’hui par elle-même avec sa funeste laïcité. Sans rigueur pédagogique et doctrinale, la mixité, forcément dangereuse, ne peut qu’aboutir à favoriser certaines dérives. Si des expériences de séparation se multiplient à l’étranger, où elles sont notamment revendiquées pour améliorer les résultats scolaires et mettre les filles à l’abri des violences sexuelles, la France reste, hélas, prisonnière de ses tabous idéologiques jusque dans l’Enseignement catholique. À part quelques options modulaires proposées dans de très rares établissements (Saint-Jean de Passy, Stanislas…), seul le privé hors contrat développe des classes non mixtes."

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Plus que 2 semaines ;-)

Ben oui, je compte un peu les jours parce que je ne suis pas wonderwoman non plus hein... J'aime ce que je fais, j'essaie de le faire du mieux possible, mais une pause ne sera pas du luxe quand même.

Du côté des "élèves" : 5 semaines de travail. En CE2, l'indicatif est fini, maintenant, c'est à revoir sans arrêt car déjà vu ne veut pas dire tout de suite su. On attaque le conditionnel, en insistant lourdement sur sa formation radical du futur et terminaisons de l'imparfait, ça passe tout seul. En grammaire, l'analyse ne devrait pas tarder puisque nous avons la nature des mots, leur genre et leur nombre. Les fonctions sont pour bientôt. Et toujours 4 dictées par semaine dont 3 préparées de telle sorte qu'il y a très peu d'exercices écrits. C'est le dialogue avec l'enfant qui constitue le cours, la restitution de la dictée permet de contrôler la compréhension. Ainsi avec un seul exercice, on balaie : grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe d'usage. La 4° n'est pas préparée, l'enseigant peut constater si les notions sont acquises, ou non... Très peu d'exercices écrits, ça plaît bien à Etienne, et donc à moi, car il se met à aimer les dictées et j'ai moins à le contraindre pour le mettre au travail. On commence à travailler dans un climat beaucoup plus serein.
En calcul, nous faisons toujours des révisions qui permettront d'avancer tranquillement quand les choses vont demander de raisonner. Unités, dizaines, appliquées aux grammes, décagrammes, litres, décalitres. J'ai dans la salle de classe une balance de Roberval qui permet de manipuler, jouer, prendre conscience du réel. Un super outil ! Pour le moment, on additionne, multiplie et divise avec la table de 2 et on ss'entraîne au calcul mental +/- 2, 3, 4, 5. Des petits problèmes permettent de s'exercer à la compréhension de l'énoncé. Lire dans le bon sens, faire une phrase explicative... Etienne grandit...

En CP, c'est un bonheur : écriture, lecture, dictée, copie, écriture, Camille enfile les exercices avec aisance et joie. Il n'est pas en reste en numération, dictées de nombres, et déjà des petits problèmes. Des leçons d'observation enrichissent son vocabulaire, ainsi que de l'éducation civique. Notre drapeau, notre pays, sa capitale, le nom des habitants. La rue, dessiner les passages piétons, les feux tricolores, la chaussée, les trottoirs. Il est heureux, c'est tout bon.

Mes 2 élèves de maternelle affinent leur graphisme et leur sens de l'observation. Elles font aussi beaucoup de jeux éducatifs : puzzles, perles, découpage. Autant de manipulations qui rendront les apprentissages plus faciles pour la suite.

Mais la question qui revient dans les mels que je reçois, c'est surtout "Et toi ? Comment te sens-tu ?". Je me sens très bien ! C'est vrai que je n'ai pas beaucoup de temps libre, mais j'en ai, et j'en profite à fond ! Je sais que ces années ne dureront pas, un jour, les enfants ne seront plus le centre de mes occupations. Alors je profite de ces moments, et je leur donne le maximum pour la suite qu'ils construiront sans moi. Concrètement, je ne les vois pas du tout le mercredi après-midi (une en longue sieste, 4 au centre de loisirs, avec leurs copains), et quand ils rentrent, je pars à la chorale ! Et comme ils m'ont sur le dos presque toute la journée, ils ne sont pas du tout demandeurs sur la période critique 17:00 - 19:00, ce qui me permet de préparer le dîner tranquillement, lire un peu, papoter sur FB, etc. De leur côté, ils apprennent à jouer seuls, ils s'autonomisent.

D'autres commentaires disent souvent : je t'admire, comment fais-tu ? Je n'aurais jamais la patience avec les miens... En fait, il ne faut pas comparer l'évolution d'enfants scolarisés avec les miens qui ne le sont pas. Je n'ai pas de fatigue liée aux trajets. Mes enfants ont des horaires réguliers, mais je peux facilement décaler leur lever, surtout pour les petites, si je vois que c'est nécessaire. Pas de crise pour les horaires : je sais exactement ce que je veux à quel moment. Tout cela crée un climat assez calme. Et en plus, cette année, j'ai vraiment allégé mes exigences pour que la scolarité reste la priorité. Mes enfants ne sont pas des anges pour celles qui en douteraient encore, chaque jour nous apporte son lot de bêtises gratinées (je vous passe les détails). C'est pourquoi, je m'adresse à celles qui hésitent à scolariser à domicile pour leur montrer que c'est possible, même si on n'a pas une patience angélique, même si on a des enfants turbulents. Je m'adresse aussi à l'immense majorité dont les enfants vont et iront à l'école, afin d'apporter un autre son de cloche que celui du discours majoritaire. Même si vos enfants sont sous la responsabilité des enseignants en qui vous faîtes, je l'espère, confiance, en tant que parents, c'est à vous de rester vigilants sur la façon dont ils avancent, ce qui leur est enseigné, et comment. A mon avis, ça n'est pas plus reposant que de faire soi-même la classe, et surtout pas moins stressant... Rassurons-nous : d'après le Père Yannick Bonnet (les 9 fondamentaux de l'éducation) les parents n'ont pas obligation de résultats, seulement de moyens. Si on a fait de notre mieux, ça sera déjà très bien !

Les 9 fondamentaux de l'éducation : Tomes 1 et 2

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28 septembre 2010

Tag

Les cèdres, les montagnes, l'orient et la foi chrétienne... C'est du Liban que ce tag m'est revenu !

Elle me demande 10 choses que j'aime. Alors, version orient, puis version école ;D)

1- La lumière crue du soleil de midi

2- Les siestes sur un transat

3- La céramique bleu et blanc

4- Les maisons blanches qui éblouissent

5- Plonger dans une eau transparente

6- Lire toute la nuit

7- Avoir plein d'enfants, un mari que j'aime pour les aimer avec moi

8- Faire des repas de famille

9- Le savon d'Alep, qui fait la peau si douce, corrige les imperfections, est 100 % naturel

10- Les baklava

Je n'ai jamais mis les pieds en dessous de la Sicile, donc mon Orient reste une vision très imagée et personnelle. Il y a quelque chose de ça sur l'Ile d'Yeu, qui me fait souvent penser à la Grèce quand l'été est au plus fort.

A l'école

1- L'analyse grammaticale et logique !!! à la folie depuis le CE1, la place du mot, son rôle dans le sens de la phrase, la logique des terminaisons : c'est une grande passion qui ne m'a jamais quittée...

2- Le calcul mental

3- Donner des bons points aux enfants méritants

4- Le port de la blouse, qui rend les enfants intelligents tellement ils sont conditionnés à travailler sereinement (j'envisage d'en confectionner pour ma petite classe... A suivre)

5- L'histoire, particulièrement celle de la France et de son rayonnement dans le monde

6- Lire

8- Voir un enfant s'éveiller au savoir. Il démarre sa journée, sans se douter qu'il la finira plus riche qu'il ne l'avait commencée

9- Les manuels anciens, particulièrement le Bled (éd antérieures aux années 1980)

10- Ecrire au stylo plume. J'ai toujours le parker offert pour mes 20 ans. Je vous recommande cette marque à la plume si douce et légère pour l'apprentissage de vos petits

Voilà. Merci Zélie pour cette introspection bien agréable. A mon tour je tague La Maman de Momo, La fée Auriane, et la P'tite Parigote. A bientôt

baklava

Ouh la la, j'vais peut-être envisager de me lancer dans les patisseries orientales ;D)

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26 septembre 2010

Le hors-contrat n'en fait qu'à sa tête

article lu dans Challenges

A côté du public et du privé sous contrat, une troisième voie s'élargit, aux antipodes des méthodes centralistes de l'Education nationale

Ses grandes parois vitrées évoquent davantage le siège d'une entreprise que celui d'une école. A l'intérieur, sur un immense plateau, les ouvriers posent des cloisons qui formeront dès la rentrée les nouvelles salles de classe. Pour la cour, un morceau de parking fera l'affaire. Quant à la cantine, il n'y en aura pas, les élèves viendront avec leur panier-repas. Victime de son succès, l'école primaire hors contrat du Blanc Mesnil de Wasquehal, dans la banlieue chic de Lille, a dû trouver de nouveaux locaux.
« Nous croulons sous les demandes », se réjouit Françoise Candelier, directrice de cet établissement non confessionnel, qui ne comptait en septembre 2009 que 28 élèves et en accueillera près de 80 cette rentrée. Après plus de trente ans de carrière comme professeure des écoles dans le public, elle a créé son propre établissement : « J'ai une dette vis-à-vis de plusieurs générations d'élèves que nous avons trompées. »

Retour aux vieilles méthodes
Dans l'école de Françoise Candelier, ce sont les vieilles méthodes qui font recette, comme Le Pensionnat de Chavagne, diffusé sur M 6 en 2004 : port de la blouse, écriture au porte-plume, apprentissage syllabique de la lecture et des huit temps de l'indicatif dès le CE 1. En maths, les quatre opérations sont abordées dès le CP. En somme, les élèves apprennent « à lire, écrire, calculer et compter, ce qui aujourd'hui n'est pas une évidence », souligne-t-elle. Statistiquement, ces établissements hors contrat ne pèsent pas lourd au regard de la masse du système scolaire. Le ministère évalue leur poids à « moins de 1 % ». La Fondation pour l'école, qui regroupe l'essentiel du réseau des « écoles indépendantes », estime qu'il existe aujourd'hui environ 460 écoles hors contrat (Montessori incluses), accueillant près de 47 000 élèves. Et cela ne cesse de croître. Une quarantaine d'écoles s'ouvriraient chaque année en marge du système classique. « C'est un phénomène plus prononcé en province qu'en Ile-de-France », nuance l'universitaire Bruno Poucet, auteur de La Liberté sous contrat (Fabert, 2010).
Débordée, désorganisée, l'Education nationale peine à remplir son rôle. Les chiffres sont connus : un enfant sur trois ne sait pas bien lire en sixième. Une réalité qui a d'abord profité aux établissements privés sous contrat. Mais limités par l'Etat dans leur capacité à ouvrir de nouvelles classes, ces établissements voient leur liste d'attente s'allonger. Les « hors contrat » bénéficient de ce trop-plein d'élèves. Ils accueillent aussi beaucoup de familles d'expatriés qui ont apprécié à l'étranger un mode de scolarisation similaire.

Forte empreinte religieuse
Mais ce ne sont pas les seules raisons. Anne Coffinier, 33 ans, directrice de la Fondation pour l'école (lire encadré ci-contre) a une autre explication. Pour elle, le privé sous contrat a perdu son âme : «Les écoles sous contrat n'ont qu'une obsession : vouloir à tout prix préserver la paix scolaire, au point de perdre toute leur spécificité », analyse-t-elle en regrettant au passage que dans certaines écoles catho l'enseignement religieux soit devenu facultatif. Dans le hors contrat, on ne badine pas avec la religion. Même s'il accueille quelques établissements laïcs, comme les écoles Montessori, le système des écoles hors contrat prône un catéchisme traditionaliste. « Nos établissements sont autonomes, c'est aussi leur force, soutient Anne Coffinier. Nous recrutons et payons nos professeurs, ce qui les responsabilise davantage. »
Un système qui n'empêche pas quelques dérapages. En avril, la caméra cachée de l'émission de France 2 Les Infiltrés surprend, entre autres, un professeur d'histoire qui déclare ne pas vouloir aborder la Shoah dans ses cours « parce qu'on en parle assez comme ça ». Depuis, le recteur d'académie a exigé des parents qu'ils choisissent un autre établissement. « Hors contrat ne signifie pas hors de contrôle. Nos établissements sont même beaucoup plus contrôlés que les autres », jure Anne Coffinier. La force des écoles hors contrat, c'est leur autonomie. Une conception aux antipodes des méthodes centralisatrices de l'Education nationale qui, signe des temps, teste pour cette rentrée, dans 106 établissements, le recrutement de professeurs sur profil. Petite révolution : le chef d'établissement pourra définir des critères pour sélectionner un enseignant.

Budgets serrés

Le problème du hors contrat, c'est, évidemment, son financement. A 150 euros de cotisation par enfant et par mois, l'équilibre budgétaire d'une école primaire hors contrat se situe autour de 80 élèves et de 150 pour un collège. Nombre d'établissements n'y parviennent pas. Les familles seules ne peuvent les faire tourner. D'où l'idée de structurer le secteur en créant une fondation habilitée à recueillir des fonds. Le carnet d'adresses d'Anne Coffinier a fait le reste. Et près de la moitié des patrons des sociétés du CAC 40 ont sorti leur carnet de chèques. « Ils partagent le même constat avec nous : l'école publique n'assure même plus le minimum, au point qu'ils sont obligés de rajouter des cours d'orthographe dans les programmes de formation de leurs cadres », assure la jeune énarque. En 2009, le budget de la fondation s'élevait à 635 000 euros ; en 2010, il dépasse le million. De quoi financer la mise aux normes ou l'agrandissement d'une trentaine d'établissements.

Une jeune maîtresse à penser

Mère de trois enfants, Anne Coffinier veut réformer l'Education nationale. Pur produit du système, normalienne, énarque, elle en connaît tous les arcanes. De ses parents antiquaires, elle apprend « la culture de l'indépendance ». Grande gueule, catho convertie sur les bancs de l'ENA, elle a réalisé « les travers du système » en voyant une partie de sa promo d'Ulm « atterrir dans des collèges difficiles sans aucune formation ». Son premier grand combat sera la remise en cause de la lecture globale en CP. Elle inonde de notes ses copains du cabinet du ministre de l'Education nationale de l'époque, Gilles de Robien. L'entrée de ses enfants à l'école finit de la convaincre de la nécessité d'agir. Elle abandonne alors sa carrière au Quai d'Orsay pour se consacrer à son projet : faciliter la création d'écoles modèles. Son site Créer-son-école.com est une boîte à outils pour les parents ou enseignants désireux de fonder leur établissement. Combien payer les profs ? Comment rédiger un contrat de travail ? Que dire devant l'inspecteur d'académie ? Son réseau lui a permis de structurer cette troisième voie d'enseignement 100 % indépendant, à côté de l'enseignement public et du privé sous contrat. En mars 2008, le Premier ministre, François Fillon, a signé le décret reconnaissant d'utilité publique sa Fondation pour l'école. Outre le fait que la structure lui permet de recueillir des dons d'entreprises ou de particuliers, elle lui sert aussi à faire passer des messages sur l'autonomie des établissements, sur le chèque éducation ou sur la formation des enseignants. En guerre contre les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) et leur esprit « post-soixante-huitard », elle n'a pas attendu leur suppression programmée par le ministre Luc Chatel pour créer sa propre école de professeurs des écoles.

Thiébault Dromard

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20 septembre 2010

2ème semaine

Le rythme est pris, assumé et respecté par tous. La classe se passe plutôt bien, même si j'ai du investir dans des fichiers marque "du ballon" pour les 2 maternelles qui manquaient un peu d'occupation et ont tendance à prendre la parole pendant les leçons des grands... Je recommande particulièrement cette marque de fichiers très bien faits, au rythme vraiment adapté à l'âge des enfants, et qui ne contiennent pas d'exercices de lecture "globale". Ils se trouvent dans tous les supermarchés et sont utilisés par des maîtresses ou des cours comme le Cours Sainte-Anne.

En CE2, nous avons avancé en conjugaison avec tous les temps simples de l'indicatif du verbe avoir (2 par semaine). La méthode est simple, au lieu de relever tout ce qu'on ne sait pas, on commence par comparer avec le présent pour voir les terminaisons identiques. Ainsi, il est facile de ne retenir que celles qu'on ne connaît pas encore. En grammaire, les noms propres et les noms communs n'ont plus de secret pour Etienne, qui doit revoir les majuscules dont l'apprentissage avait été un peu oublié l'an dernier. En calcul, il a revu les moitiés et les doubles (on sent que la table de 2 est pour bientôt, ouf, il la connaît bien), et les a appliqués à des petits problèmes, puis il a complété l'apprentissage des unités avec les litres.
Nous avons aussi continué l'histoire des gaulois, l'observation des paysages (manuels de la Librairie des Ecoles), et observé les arbres. La poésie de Verlaine est presque achevée ! Etienne reprend confiance en lui, ses contrôles sont beaucoup mieux écrits, signe qu'il met du coeur à l'ouvrage et qu'il est content de s'appliquer. En dictée, il n'a pas fait moins de 8/10 ce qui le détend beaucoup.

En CP, j'ai pris le parti de sauter 2 semaines car sinon, je l'aurais désespéré... Nous avons donc attaqué les consonnes, avec le p et le n. Cette semaine arrivent le r et le l, et avec elles des mots assez variés, des petites phrases. La copie et les dictée le mettent en joie : Tout va bien.
Il n'est pas en reste en calcul où il commence à additionner et soustraire avec aisance, aidé du boulier Hattemer, merveille pédagogique !!! Une grande poésie (Le marchand de sable), bien illustrée, a été l'occasion de donner un peu de fierté à son papa, qui valide les récitations en fin de semaine.

Les deux petites ont progressé en graphisme, en notion d'espace. Les premiers exercices -relier les semblables, entourer les différences, etc- leur ont fait très plaisir et elles sont fières d'avoir aussi du travail.

Pour ne pas l'oublier, je note que si Paola ne marche toujours pas, elle se met de plus en plus debout (j'y crois, elle marchera avant ses deux ans quand même...). Mais en plus, elle fait toutes sortes de choses qui nous font bien rire comme applaudir, rapporter les jeux aux intéressés quand ils les laissent traîner (ooohhh), nous appeler dans son petit langage. C'est génial d'avoir des petits pour se souvenir d'où ils sont partis et rendre grâce pour chacun de leurs progrès.

Je prends beaucoup de plaisir à faire cette petite classe. Cependant, j'attends de pieds ferme l'inspecteur de l'Education Nationale, car malgré tout, je reste convaincue que si mes enfants bénéficient d'un cours de grande qualité (pas tant de mon fait, mais plutôt par la méthode appliquée), ils sont privés de l'univers des copains, des jeux, de l'imaginaire scolaire que j'ai moi-même adoré dans mon enfance et de la relation privilégiée avec la maîtresse, tout ça parce que la formation des maîtres ne bouge pas d'un iota quelque soit les réformes apportées ces dernières années, et que les programmes, manuels et autre supports pédagogiques en vigueur ignorent totalement les dernières avancées pédagogiques autant que les méthodes traditionnelles éprouvées. Ainsi nous participons au financement d'un régime que nous n'utilisons pas ; nous payons un cours par correspondance ; je travaille bénévolement... Il y a de quoi être un peu énervée non ?

Clotilde_enfants

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10 septembre 2010

1ère semaine

Bilan ultra positif pour tout le monde !!! Un petit bémol pour mon CP qui trouve que ça ne va pas assez vite... ;D)

Pour l'organisation quotidienne, ça roule. Le rythme est soutenu, mais pas tendu, ça me rassure quand même.

Pour les progrès de chacun :

CE2 - revu l'alphabet, consonnes/voyelles, les syllabes
Le présent et l'imparfait du verbe avoir
e ou u après le g
les nombres de 0 à 10, compter de 2 en 2, ajouter et soustraire 2 d'un coup
Le mètre avec des petits problèmes
Poésie (Dame Souris, P. Verlaine), Histoire (Les Celtes), et de la géographie.

Etienne reprend confiance en lui, et surtout revoit la formation de ses lettres que 6 mois d'école avait bien malmené... Le travail n'est pas trop long, il ne se sent pas accablé devant l'immensité du savoir qu'il lui manque. L'idée de se mettre en classe n'est plus trop un calvaire, j'espère que dans quelques temps cela deviendra un plaisir.

CP - i-u, graphisme, écriture
1 et 2, repérage des quantités sur des dessins, des associations
Poésie (Feuilles d'automne, Isabelle Jaccard)
les pièces de la maison et les jours de la semaine

Maternelle 1 et 2 : les lignes verticales (peinture, craie, crayon), du poinçonnage avec les outils Montessori, enfilage de perles, réalisation d'algorythme sur feuille. Et deux petites comptines, qui sont un ravissement à écouter.

Le fait d'avoir une vraie classe avec un bureau par enfant est un vrai plus. Ainsi, pas de foutoir quand les petites font de la peinture et les grands continuent à travailler sans y faire attention contrairement à quand ils sont tous autour de la table de la salle à manger. Pour qu'Etienne ne soit pas décalé sur les notions, pendant l'été il a fait le cahier de vacances du cours Hattemer qui est vraiment toppissime ! 5 semaines de travail, 5 jours une demi-heure. C'est vraiment une idée pour tout le monde, école à la maison ou pas.

Voilà les nouvelles de notre petite classe.

Bon week-end à tous ;D)

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