09 octobre 2010

Plus que 2 semaines ;-)

Ben oui, je compte un peu les jours parce que je ne suis pas wonderwoman non plus hein... J'aime ce que je fais, j'essaie de le faire du mieux possible, mais une pause ne sera pas du luxe quand même.

Du côté des "élèves" : 5 semaines de travail. En CE2, l'indicatif est fini, maintenant, c'est à revoir sans arrêt car déjà vu ne veut pas dire tout de suite su. On attaque le conditionnel, en insistant lourdement sur sa formation radical du futur et terminaisons de l'imparfait, ça passe tout seul. En grammaire, l'analyse ne devrait pas tarder puisque nous avons la nature des mots, leur genre et leur nombre. Les fonctions sont pour bientôt. Et toujours 4 dictées par semaine dont 3 préparées de telle sorte qu'il y a très peu d'exercices écrits. C'est le dialogue avec l'enfant qui constitue le cours, la restitution de la dictée permet de contrôler la compréhension. Ainsi avec un seul exercice, on balaie : grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe d'usage. La 4° n'est pas préparée, l'enseigant peut constater si les notions sont acquises, ou non... Très peu d'exercices écrits, ça plaît bien à Etienne, et donc à moi, car il se met à aimer les dictées et j'ai moins à le contraindre pour le mettre au travail. On commence à travailler dans un climat beaucoup plus serein.
En calcul, nous faisons toujours des révisions qui permettront d'avancer tranquillement quand les choses vont demander de raisonner. Unités, dizaines, appliquées aux grammes, décagrammes, litres, décalitres. J'ai dans la salle de classe une balance de Roberval qui permet de manipuler, jouer, prendre conscience du réel. Un super outil ! Pour le moment, on additionne, multiplie et divise avec la table de 2 et on ss'entraîne au calcul mental +/- 2, 3, 4, 5. Des petits problèmes permettent de s'exercer à la compréhension de l'énoncé. Lire dans le bon sens, faire une phrase explicative... Etienne grandit...

En CP, c'est un bonheur : écriture, lecture, dictée, copie, écriture, Camille enfile les exercices avec aisance et joie. Il n'est pas en reste en numération, dictées de nombres, et déjà des petits problèmes. Des leçons d'observation enrichissent son vocabulaire, ainsi que de l'éducation civique. Notre drapeau, notre pays, sa capitale, le nom des habitants. La rue, dessiner les passages piétons, les feux tricolores, la chaussée, les trottoirs. Il est heureux, c'est tout bon.

Mes 2 élèves de maternelle affinent leur graphisme et leur sens de l'observation. Elles font aussi beaucoup de jeux éducatifs : puzzles, perles, découpage. Autant de manipulations qui rendront les apprentissages plus faciles pour la suite.

Mais la question qui revient dans les mels que je reçois, c'est surtout "Et toi ? Comment te sens-tu ?". Je me sens très bien ! C'est vrai que je n'ai pas beaucoup de temps libre, mais j'en ai, et j'en profite à fond ! Je sais que ces années ne dureront pas, un jour, les enfants ne seront plus le centre de mes occupations. Alors je profite de ces moments, et je leur donne le maximum pour la suite qu'ils construiront sans moi. Concrètement, je ne les vois pas du tout le mercredi après-midi (une en longue sieste, 4 au centre de loisirs, avec leurs copains), et quand ils rentrent, je pars à la chorale ! Et comme ils m'ont sur le dos presque toute la journée, ils ne sont pas du tout demandeurs sur la période critique 17:00 - 19:00, ce qui me permet de préparer le dîner tranquillement, lire un peu, papoter sur FB, etc. De leur côté, ils apprennent à jouer seuls, ils s'autonomisent.

D'autres commentaires disent souvent : je t'admire, comment fais-tu ? Je n'aurais jamais la patience avec les miens... En fait, il ne faut pas comparer l'évolution d'enfants scolarisés avec les miens qui ne le sont pas. Je n'ai pas de fatigue liée aux trajets. Mes enfants ont des horaires réguliers, mais je peux facilement décaler leur lever, surtout pour les petites, si je vois que c'est nécessaire. Pas de crise pour les horaires : je sais exactement ce que je veux à quel moment. Tout cela crée un climat assez calme. Et en plus, cette année, j'ai vraiment allégé mes exigences pour que la scolarité reste la priorité. Mes enfants ne sont pas des anges pour celles qui en douteraient encore, chaque jour nous apporte son lot de bêtises gratinées (je vous passe les détails). C'est pourquoi, je m'adresse à celles qui hésitent à scolariser à domicile pour leur montrer que c'est possible, même si on n'a pas une patience angélique, même si on a des enfants turbulents. Je m'adresse aussi à l'immense majorité dont les enfants vont et iront à l'école, afin d'apporter un autre son de cloche que celui du discours majoritaire. Même si vos enfants sont sous la responsabilité des enseignants en qui vous faîtes, je l'espère, confiance, en tant que parents, c'est à vous de rester vigilants sur la façon dont ils avancent, ce qui leur est enseigné, et comment. A mon avis, ça n'est pas plus reposant que de faire soi-même la classe, et surtout pas moins stressant... Rassurons-nous : d'après le Père Yannick Bonnet (les 9 fondamentaux de l'éducation) les parents n'ont pas obligation de résultats, seulement de moyens. Si on a fait de notre mieux, ça sera déjà très bien !

Les 9 fondamentaux de l'éducation : Tomes 1 et 2

Posté par pasdesesperat à 21:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Plus que 2 semaines ;-)

    votre avis

    Bonjour,
    J'habite en France et je fais l'école à ma fille (2 ans et demi) oui je commence tot mais tranquillement, j'emploi la pédagogie montessori, je suis formée et j'ai tout le matériel pour son niveau. Je pense en plus prendre des cours par correspondance, qu'en pensez-vous? J'hésite entre Hattemer ou Saint Anne, ce n'ai pas une enfant précoce en tout cas rien ne nous le fait penser.
    Pensez vous que je commence dès Mat1 ou plus tard? Je ne veux pas passer à côté de certaines notions. En tout cas ce que vous faites est génial, vos enfants ont beaucoup de chance! Bonne continuation! et merci d'avance pour votre réponse. DINE

    Posté par dine, 28 août 2011 à 10:00 | | Répondre
Nouveau commentaire