17 février 2011

histoire vraie de la vraie vie

L'actualité me fait revenir vers vous, que j'ai un peu délaissés ce derniers mois...

L'Etat condamné dans une affaire de violences à l'école primaire

L'Etat a été condamné à indemniser un enfant victime de violences dans une école primaire de l'Hérault, dont les parents reprochaient à des enseignants leur inaction, a-t-on appris jeudi auprès de leur avocat, confirmant des informations de presse.

Photographe : Mychele Daniau :: Une école primaire photo : Mychele Daniau, AFP

Le jugement rendu le 9 février par le tribunal de grande instance de Montpellier, dont l'AFP a eu copie, a retenu à l'encontre de la directrice de l'établissement, situé à Beaulieu, "un défaut de surveillance et de précaution de nature à engager sa responsabilité". Celle d'un instituteur a été écartée.

Le préfet de l'Hérault était assigné en sa qualité de représentant de l'Etat employeur de ces fonctionnaires de l'Education nationale. L'Etat a été condamné à verser 3.000 euros de dommages-intérêts pour le préjudice physique et psychologique de la victime, et 800 euros au titre des frais de justice.

Les faits remontent à l'année scolaire 2007-2008. Le garçon, en classe de CM1, se plaignait de violences récurrentes de la part de certains de ses camarades, notamment dans le cadre d'un jeu consistant à former une barrière humaine entre deux arbres et à la traverser en force sans se faire attraper ou plaquer au sol.

    "C'est un +jeu+ de virilité au sens violent du terme, car celui qui ne passe pas est mis au ban, on lui tape dessus car ce n'est pas un homme", a souligné Me Christophe Grau du barreau de Perpignan, l'un avocats de la famille.

Le garçon, très perturbé et dont les résultats scolaires avaient baissé, décrit comme "faible" par ses camarades, avait finalement changé d'école.

Ses parents ont dans un premier temps porté plainte à la gendarmerie mais la procédure n'a pas abouti sur le plan pénal, le parquet classant sans suite la plainte. Les parents ont ensuite assigné l'Etat au civil.

L'Etat dispose d'un mois pour interjeter un éventuel appel, ce qu'il n'avait pas encore fait mercredi selon la préfecture.

Par principe, et par habitude, je ne suis pas pour surprotéger les enfants, intervenir à tout bout de champ dans leurs histoires. Mais quand un enfant est clairement victime, il est normal qu'il rencontre des adultes prêts à le protéger. Sinon, comment se construire ? Je suis toujours sidérée quand je passe devant des écoles primaires de constater qu'aucun enseignant ne joue avec les enfants, qu'en général, ils sont 2 ou 3 pour faire de la surveillance, mais que pas un ne circule dans la cours. Il n'est pas nécessaire de prendre l'air du sur-gé, mais plutôt un regard bienvaillant pour les enfants qui lui sont confiés...

Quand j'étais répétitrice en hors-contrat, j'avais instauré quelques règles pour les récréations : Le matin, jeux libres mais un côté de la cour pour les filles, et un pour les garçons. Cela a évité beaucoup de chamailleries... et cette liberté était appréciée des enfants qui pouvaient créer leur univers propre. Pour l'après-midi, qui est la récréation à plus haut risque en violence et exitation, les enfants étaient forcément encadrés, par moi, ou une stagiaire ou un parent bénévole pour participer au moins le premier quart d'heure de récréation à un grand jeu (ballon, circuit sportif, béret, etc). L'ambiance qui en ressortait était hyper positive. Vous dont les enfants sont scolarisés dans le "système", je vous laisse libres de proposer cela en conseil d'école...

Pour le reste, il faudra que je revienne sur l'avancée des programmes de chacun des enfants, sur les changements dans notre vie familiale, sur les activités et cahiers à recommander de 3 à 5 ans pour préparer les enfants aux apprentissages... J'espère que j'aurai le temps de poster sur tout cela avant la naissance de notre 6° petit, prévue (accord avec naissance, n'y voyez pas de labsus sur l'identité de cet enfant que nous-même ignorons encore) pour le début de l'été ;D)

Posté par pasdesesperat à 20:48 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur histoire vraie de la vraie vie

    Merci pour cet article, et surtout félicitations pour la grande nouvelle !!!

    Posté par Miss Fenua, 17 février 2011 à 21:22 | | Répondre
  • Je me réjouis avec vous à l'annonce de la venue de vote 6ème pour le début de l'été!!!
    Et j'ai hâte de voir les références des bons supports d'apprentissage qui n'ont rien à voir avec le système.
    Encore une fois félicitations.

    Posté par Diane, 17 février 2011 à 22:06 | | Répondre
  • Plus les années avancent et plus je suis dégoutée par le système scolaire (mais sans doute pas encore assez pour les retirer et faire la classe moi-même comme toi => pas le courage!!!)tout est fait pour les plus forts et les plus faibles sont laissées de côté - c'est écoeurant !!!! Chez nous aussi, il existe des problèmes de violences et à tout âge (même très petits....) c'est attérrant (ortho????) Je t'envoie un mail qui pourra peut être te donner un début de réponse à tout ça et en tout cas qui fait réfléchir.
    Allez soyons plus positif et je te dis encore une fois Félicitations pour n°6 - prend bien soin de toi

    Posté par gosy, 18 février 2011 à 14:57 | | Répondre
  • Je me demande surtout comment un tel jeu peut passer inaperçu d'un surveillant : "une barrière humaine entre deux arbres" cela se voit de loin quand même ! Il ne s'agit pas d'un tabassage en règle dans un recoin de la cour...

    J'attends avec impatience tes "trucs" pour les 3-5 ans ; j'en ai un de cet âge-là (en fait, bientôt 3) et je manque souvent d'idées pour lui.

    Enfin félicitations pour la nouvelle naissance annoncée, ce genre de nouvelle embellit toujours ma journée.

    Posté par Ambroisine, 20 février 2011 à 21:01 | | Répondre
  • Encore un fait d'actualité qui nous conforte dans notre choix : vive l'instruction en famille !
    Laurence Fournier
    www.agiretcomprendre.blogspot.fr
    www.la-mere-poule.blogspot.com

    Posté par Laurence Fournie, 01 juin 2012 à 21:20 | | Répondre
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